« Un contrat programme global pour tout le secteur industriel marocain »
Plateformes industrielles intégrées, formation, cadre juridique des affaires..., de gros chantiers seront ouverts et 12,4 milliards DH débloqués pour une mise en œuvre. Ce plan d’action intervient trois années après le Plan Emergence pour le développement de l’industrie. En effet, la Vision pour le développement du secteur industriel marocain est basée sur le Plan Emergence qui a donné des résultats tangibles. L’objectif est d’accélérer le rythme de travail et de concrétisation des diverses mesures.

« Une étape dans le développement du secteur qui a un impact massif sur l’emploi, sur la balance commerciale et qui joue un rôle important dans l’attraction des investissements directs étrangers »
Pour toutes ces raisons et pour accélérer le rythme des concrétisations des divers chantiers, une large concertation entre acteurs publics et privés a été lancée en vue de décliner cette vision en plans d’action précis ; et qui a abouti à la mise en place d’un contrat-programme 2009-2015 pour l’émergence industrielle.

« Refonte de la carte de la production industrielle européenne »
Dans ce cadre, il est prévu de mettre en place l’Agence Marocaine de développement des investissements. Celle-ci remplacera l’actuelle Direction des investissements, s’occupera du branding de l’offre marocaine et de sa promotion, du démarchage des investisseurs étrangers, de l’accompagnement des investisseurs et de la veille compétitive. Le rôle de l’agence sera crucial car actuellement la carte des investissements industriels est en pleine mutation en Europe. Et à ce titre, le Maroc devra profiter de cette restructuration de la carte industrielle européenne pour attirer un grand nombre d’investisseurs étrangers.

« Notre Vision s’articule autour d’axes complémentaires »
Le premier axe s’inscrit dans le prolongement direct du Plan Emergence portant sur le développement des sept métiers mondiaux du Maroc tels qu’ils ont été définis par le Plan Emergence, en l’occurrence l’offshoring, l’aéronautique, l’automobile, l’électronique, le textile, l’agroalimentaire et l’industrie de transformation des produits de la pêche. Le développement industriel constitue un autre axe qui se fera aussi par le biais de l’amélioration de la compétitivité du tissu industriel existant. Quant à la formation, ce chantier est lancé dans le cadre d’un partenariat public-privé qui permettra une meilleures définition des besoins en profils pour pouvoir atteindre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi . C’est dans un tel cadre que s’inscrit la création d’instituts spécialisés dont les deux premiers sont ceux des métiers de l’automobile et de l’aéronautique.