Entre la mort de Hassan 1er en 1894, à la veille d’un cataclysme qui allait secouer le Maroc pour près de 40 ans et la disparition de Hassan II le 30 juillet 1999, le Maroc a traversé le siècle le plus long de son histoire. Il a parcouru un circuit inédit, jonché d’obstacles et d’épreuves diverses, y laissant parfois une partie de lui-même. Passé le combat pour le recouvrement de la souveraineté nationale, la monarchie et le peuple se sont attelés avec abnégation et responsabilité au développement économique et social.

Sous le règne du roi défunt, des progrès louables ont été accomplis dans divers domaines d’activités économiques et sociales, notamment la maîtrise de l’eau et l’essor de l’agriculture, mais le chemin restait encore long et ardu. Dés son accession au Trône de ses glorieux ancêtres, SM Mohammed VI est en passe de faire franchir au Maroc des pas de géant sur la voie du développement intégral. Un effort de développement marqué du sceau de la cohérence et traité comme une exigence multidimensionnelle ; à la fois culturelle, économique et sociale. Certes, et jusqu’aux années 80, le Maroc avait déployé des efforts méritoires en termes d’infrastructures publiques et d’équipements collectifs, mais les Investissements Directs Etrangers (IDE) ne dépassaient guère le seuil fatidique. A la faveur d’une remise en question salvatrice, le pays a fini par entamer sa mue en 1992 lorsqu’une tentative de rallier l’opposition au pouvoir avait échoué in extremis. La communication n’allant point sans une ouverture démocratique, et sans l’élargissement des marges des libertés publiques, c’est avec SM Mohammed VI que le pays a fait décidément le pari de rattraper un retard endémique.

La méthode de gestion publique inaugurée par le nouveau règne a étonné les observateurs par la complexité de ses interventions et sa prégnance bienheureuse en projets aussi structurants les uns que les autres. La richesse du spectre des réalisations imposantes n’a d’égale que la noblesse des sentiments qui les sous-tendent, sentiments forts d’appartenance à la Patrie et à son histoire prestigieuse. Désormais, l’action publique s’inscrit dans une démarche globale qui intègre volontairement la dimension sociale à toute entreprise de croissance économique, soucieuse qu’elle est constamment du bien-être général, n’excluant ni une partie du territoire ni un pan de société. Dans cette lutte acharnée contre la marginalisation et l’exclusion, se dessine déjà les prémices d’une société solidaire qui se prend en charge et fonde ses ambitions légitimes sur les valeurs constantes et généreuses d’une culture constamment renouvelée et tournée vers la modernité.

La détermination que le Maroc exhibe pour la réalisation de ses projets, participe de sa volonté inébranlable de maintenir le cap - contre vents et marées – et sans pour autant renier ses sources profondément enracinées.

Autrefois réduit à des espaces étroits de l’action publique, le déploiement d’une politique de marketing et de communication publique d’envergure, a ouvert de belles perspectives sur la voie du positionnement du Maroc, comme économie émergente au sud de la méditerranée. Le crédit immense dont jouit la monarchie à l’intérieur, force l’admiration et l’adhésion à l’international. En témoignent les grands projets en cours de réalisation dans différentes régions du royaume. Autrefois frileux, les holdings internationaux se bousculent aujourd’hui au portillon et se proposent d’accompagner fièrement l’accomplissement de desseins grandioses. La nouvelle communication publique est institutionnelle ; elle brasse le pays dans sa diversité et vise la mise en avant effective des potentialités humaines et matérielles dont regorgent le pays, sans emphase ni fioriture. S’ouvrir sur le monde, c’est forcément s’exposer aux regards parfois indiscrets, parfois critiques, mais seuls les pays confiants en eux-mêmes, assument réellement cette situation quelque peu embarrassante par certains de ses aspects.

Ces chantiers multiformes et pluriels, sont à la hauteur de la grandeur d’un peuple fier et travailleur. Ils portent d’abord la signature d’une synergie interne des grands groupes économiques et financiers nationaux, hommes d’affaires et investisseurs, qui les premiers, croient indéfectiblement à l’efficience des choix stratégiques pris par le nouveau souverain. Ils rivalisent d’ardeur et de ferveur pour aller de l’avant, s’impliquent et anticipent autant se peu, dans un élan emprunt d’optimisme et d’enthousiasme pour donner forme à un projet sociétal emportant la faveur de tous.